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Thèse n°1 ASTS Space mobile et Rocket LAB

trader95099
il y a 8 j · 6 min de lecture
Thèse n°1 ASTS Space mobile et Rocket LAB

Pourquoi je crois en AST SpaceMobile, Rocket Lab, et plus largement dans le secteur spatial ?

Le 12 juin 2026, SpaceX est enfin entrée en bourse $SPCX, dans ce qui restera comme la plus grosse introduction en bourse de l'histoire des marchés financiers. Prix de l'action fixé à 135 dollars, valorisation de plus de 2 000 milliards de dollars dès le premier jour de cotation. C'est un évènement fondateur pour tout le secteur spatial, mais pas pour les raisons qu'on croit souvent. Ce n'est pas parce que SpaceX est cotée que le reste du secteur devient moins intéressant. C'est l'inverse, ça légitime la classe d'actifs entière, et ça met en lumière un besoin structurel que SpaceX seule ne peut pas combler. Je ne vais pas parler des premiers jours de cotation qui on fait comme toutes les dernières introduction une prise de bénéfice ensuite ....

Pourquoi SpaceX ne pourra jamais être seule sur le marché

Mais obligé de vous parler de la plus grosse entreprise du secteur, aussi dominant que soit SpaceX en matière de lancement et de connectivité satellite, l'État américain ne laissera jamais un seul acteur privé détenir un monopole sur l'accès à l'espace. C'est une question de sécurité nationale ( et de loi, la loi Sherman Antitrust Act ) dépendre d'une seule entreprise pour lancer des satellites militaires, des charges utiles de renseignement ou des constellations de défense est un risque stratégique inacceptable pour le Pentagone. C'est exactement pour cette raison que l'armée américaine a structuré ses programmes de lancement (le National Security Space Launch) pour financer et qualifier plusieurs fournisseurs en parallèle, pas un seul. Ça veut dire des contrats récurrents, sur le long terme, pour les concurrents crédibles de SpaceX et c'est précisément le terrain de jeu d'AST SpaceMobile et de Rocket Lab. Les récents contrats obtenus le prouve encore.

AST SpaceMobile : des revenus contractuels qui sécurisent la trajectoire

Ce qui me convainc avec ASTS, c'est que l'entreprise n'attend pas d'avoir un produit fini pour générer des revenus garantis. Elle a déjà signé des accords avec près de 60 opérateurs télécoms dans le monde, représentant un engagement commercial cumulé de plus de 1,2 milliard de dollars et un accès potentiel à plus de 3 milliards d'abonnés. À ça s'ajoutent des contrats gouvernementaux américains en croissance constante : un contrat de 30 millions de dollars avec la Space Development Agency pour des communications tactiques à faible latence, et plusieurs nouveaux contrats gouvernementaux signés depuis mars 2026.

La direction a maintenu ses prévisions de chiffre d'affaires 2026 entre 150 et 200 millions de dollars, avec environ la moitié qui provient déjà du carnet de commandes existant — donc pas de dépendance à de nouvelles ventes hypothétiques. Le consensus des analystes va plus loin encore, en anticipant une trajectoire vers près de 2,84 milliards de dollars de revenus en 2029, portée par le déploiement d'une quarantaine de satellites BlueBird d'ici la fin 2026 et le lancement du service commercial à grande échelle.

Ce n'est pas un pari sur une promesse, c'est un pari sur un carnet de commandes qui existe déjà, avec un État américain qui a intérêt à ce que cette infrastructure de connectivité directe aux smartphones réussisse, pour ses propres besoins de communication militaire et de résilience. Et ceux qui ASTS a des concurrents oui Chinois oui, mais vous pensez que les états occidentaux vont laisser leurs communications a une entreprise chinois ? Je ne pense pas.

Rocket Lab : la diversification géographique et Neutron, la vraie alternative à Falcon 9

Rocket Lab a un atout que peu de concurrents de SpaceX peuvent revendiquer, une empreinte de lancement déjà répartie sur deux pays, avec trois pas de tir — deux en Nouvelle-Zélande et un en Virginie, aux États-Unis. Cette diversification géographique lui permet de servir aussi bien des clients commerciaux internationaux depuis la Nouvelle-Zélande que des clients gouvernementaux et de défense américains sensibles depuis Wallops. Electron a déjà réalisé plus de 80 lancements avec un taux de réussite quasi parfait ces dernières années, ce qui a construit une vraie crédibilité opérationnelle, contrat après contrat.

Mais le vrai catalyseur, c'est Neutron. Ce lanceur de moyenne capacité, capable d'emporter 13 tonnes en orbite basse, doit faire ses débuts d'ici la fin 2026 depuis Wallops. Chaque lancement est facturé entre 50 et 55 millions de dollars, et le carnet de commandes de Rocket Lab dépasse déjà les 2 milliards de dollars. Pour la première fois, Rocket Lab va disposer d'un lanceur capable de concurrencer directement Falcon 9 sur le segment des méga-constellations et des missions de sécurité nationale — exactement le marché que le gouvernement américain veut voir disputé par plusieurs acteurs, pas monopolisé par un seul.

Oui, le calendrier de Neutron a glissé plusieurs fois de 2024 à fin 2025, puis à 2026 et chaque retard coûte cher, environ 15 millions de dollars par trimestre selon les estimations. Mais un lanceur qui arrive en orbite du premier coup vaut largement l'attente, surtout comparé aux déboires d'autres programmes de lancement lourd occidentaux.

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