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Pourquoi je n'ai presque rien investi dans le marketing de Prosper Social.

tomle
il y a 4 h · 4 min de lecture
Pourquoi je n'ai presque rien investi dans le marketing de Prosper Social.

Depuis plusieurs mois, je commence enfin à communiquer sur Prosper Social. Est-ce une réussite ? Non. Voilà, c’est dit.

Donc, pourquoi un projet aussi ambitieux est-il encore si peu connu ?

La réponse n'est pas simple. Oui, j'ai fait un choix.

Lorsque l'on développe seul un projet de cette ampleur, le temps devient la ressource la plus précieuse. Chaque heure passée à préparer une publication, contacter un journaliste ou imaginer une campagne de communication est une heure qui n'est pas consacrée au développement.

Je n'avais pas une équipe de dix personnes. Je n'avais pas un responsable marketing. Je n'avais pas non plus 10 000 € à investir dans la publicité.

J'avais un ordinateur, beaucoup d'idées et une conviction : si Prosper Social devait réussir un jour, ce serait d'abord grâce à son produit.

J'ai donc décidé de consacrer la quasi-totalité de mon temps au développement.

Pendant plus de deux ans, j'ai préféré écrire du code plutôt que des publications LinkedIn. J'ai préféré corriger des bugs plutôt que lancer des campagnes publicitaires. J'ai préféré construire des fonctionnalités plutôt que chercher à faire parler de moi.

Est-ce que c'était la bonne décision ?

Honnêtement, je n'en sais rien. J'aurais peut-être dû commencer à communiquer un minimum il y a deux ans, mais à cette époque, c'était une simple idée.

Peut-être que dans quelques années, je regarderai en arrière en me disant que j'aurais dû communiquer beaucoup plus tôt.

Peut-être aussi que c'était exactement ce qu'il fallait faire.

Ce dont je suis certain, en revanche, c'est que je ne voulais pas créer énormément d'attentes autour d'un produit qui n'était pas encore prêt.

Pendant longtemps, je n'ai même jamais annoncé de date de lancement. Tout simplement parce que je ne la connaissais pas moi-même. Je savais où je voulais aller, mais j'étais incapable de dire combien de temps il me faudrait pour y arriver.

Ce n'est qu'il y a quelques mois que j'ai décidé d'accélérer et de fixer enfin une date pour la bêta.

Aujourd'hui, mes publications sur X ou LinkedIn font parfois seulement quelques dizaines de vues. C’est frustrant, je le dis, cela me fait mal.

J’aimerais que ce soit davantage.

J'aimerais que Prosper Social soit découvert par des milliers de personnes.

J'aimerais lire des articles dans la presse.

J'ai contacté des journalistes, des médias et plusieurs rédactions. La plupart ne m'ont jamais répondu.

Quand on passe des milliers d'heures sur un projet, on espère toujours qu'il trouvera un écho.

Mais je refuse de perdre mon énergie à regretter ce qui ne dépend pas de moi. J’ai peut-être mal communiqué, c’est aussi vrai.

Ce qui dépend de moi, c'est le produit.

Et c'est sur lui que j'ai choisi de concentrer tous mes efforts.

Beaucoup me disent qu'il faut faire du marketing.

Ils ont probablement raison.

Mais une autre question mérite d'être posée.

À quoi servirait une campagne qui attirerait 50 000 personnes vers une bêta remplie de bugs, alors que je n'ai encore jamais testé Prosper Social à grande échelle ?

Je ne cherche pas 50 000 utilisateurs aujourd'hui.

Je cherche les premiers utilisateurs.

Ceux qui accepteront de tester, de signaler les problèmes, de critiquer, de proposer des idées et de participer à la construction de la plateforme.

Une bêta n'est pas un lancement mondial.

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